Interview d'Ali Bouaziz, un ecrivain de Dra El Mizan
15/07/2007 à 07:05 |
Ukerdis
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Azul,
Source: Depeche de Kabylie - Dimanche 15 Juillet 2007
Entretien avec l’écrivain Ali Bouaziz,
“La littérature est par essence une prise de position”
Ali Bouaziz, jeune journaliste, originaire de Draâ El Mizan vient de publier son premier roman aux éditions “Le savoir” de Tizi Ouzou. C’est un livre qui relate une histoire d’amour sur fond de terrorisme. Son second ouvrage est en cours d’impression. D’où vient l’inspiration inépuisable du jeune Ali Bouaziz ? Il tente de répondre à cette question et à d’autres dans cette interview.
La Dépêche de Kabylie : Pourquoi ce titre sensationnel ?
Ali Bouaziz : Il y a toute la littérature de la connaissance et la littérature de la puissance. La fonction de la première est d’enseigner ; celle de la seconde est d’émouvoir. Et pour émouvoir dans un pays où la mort est devenue banale, il est bien de se positionner dès le commencement. Ne dit-on pas que "la littérature est par essence prise de position" ? Pour se démarquer et se distinguer dans n’importe quel art en général, et en littérature en particulier, il faut avoir l’engagement dans l’âme, et pour ce faire, il faut choisir le bon moment, les meilleurs mots et le titre qui, quelquefois, ajoute au poids de l’œuvre un je ne sais quoi de mystérieux, c’est pour cela qu’un tel titre s’est imposé.
Comment est né ce roman ?
Cela m’amène à raconter toute une vie. La souffrance profonde ennoblit et elle m’a acculé à l’esseulement. J’ai perdu un moment le rire, mais je n’ai jamais perdu l’envie de crier. Rassuré que mon seul pouvoir était dans les mots, je m’étais mis à l’écriture après tant d’années qui m’avaient séparé d’avec mon enfance. Donc le roman est né à travers les méandres d’une vie pleine et tumultueuse. Quand on a 20 ans dans un pays livré à une guerre sans merci où l’on est menacé sur chaque regard rencontré, si on n’écrit pas de suite on ne devient que fou. Ma génération est la première victime de ce drame qui nous a ensanglanté et qui continue à faire des ravages entre nous.
En général, les écrivains commencent par écrire de la poésie pour ensuite passer au roman, vous avez directement commencé par un roman. Avez-vous brûlé les étapes ? Oui. Puisque je n’ai pas édité des poèmes. Cela expliquerait que j’ai brûlé des étapes, mais il n’y a pas de règles qui disent qu’il faut commencer par des poèmes pour faire un écrivain. Hélas ! Les poèmes m’étranglent et ravivent mes blessures qui m’exigent de plus en plus de liberté pour me panser.
Vous étiez journaliste à Tizi-Ouzou, mais vous n’avez jamais laissé transparaître votre facette d’écrivain, est-ce par modestie ou par souci de discrétion ?
J’ai appris tardivement que la discrétion est le meilleur art de vivre qui puisse exister sur terre.
Quels sont les trois écrivains qui vous ont le plus marqué et qui vous ont poussé à l’écriture ?
J’ai goûté à toutes les littératures, la littérature africaine, chinoise, les auteurs de l’Amérique latine, libanaise, égyptienne, maghrébine, germanique en trois langues, arabe, français, allemand, mais celui qui m’a marqué le plus au premier c’était Jules Vallès, (on a presque la même vie) Tahar Ben Jelloun et Tahar Djaout à qui j’ai rendu un grand hommage. J’étais touché par la souffrance avant tout de Jules Vallès et par son combat, soit d’anti-conformiste vis-à-vis de l’école française, de ses parents, son combat politique par le journalisme. J’aime le côté de l’engagement identitaire de Ben Jelloun et cette poésie avec laquelle il a réussi à tisser des pages et des pages aussi sublimes qu’un corps féminin en toute fraîcheur, par amour pour son Maroc, mais Djaout est mon aiguillon sur le plan des idées, puisqu’on a une source d’inspiration commune. Enfin, ces noms se sont imposés dans les esprits des millions de nos semblables, ils sont éternels et j’aimerai bien devenir comme eux modestement.
Votre premier roman est-il autobiographique ?
à titre personnel, je dirais qu’on ne peut pas écrire son premier roman indépendamment de ce qu’on a vécu. Ce que j’ai écrit peut être vécu par tout le monde. Ces faits sont rapportés tels qu’ils se sont déroulés et d’après la chronique d’un quotidien algérien encore frais et tout à fait mûr. Les divers épisodes importants de cette aventure sont tellement patents que je ne trouve pas la nécessité de changer les noms de ces personnages et essaie d’éviter les méandres et les détours scripturaux qu’impose la force de l’imagination et de la fiction à laquelle ne peut s’échapper nul écrivain.
Les personnages de ce récit, ceux qui ont collaboré à cette aventure, vivent toujours et porte inextricablement et douloureusement ces incidences dans leurs tripes. Je n’ai cependant pas de raisons de mentir à autrui. Pourquoi me mentirai-je à moi-même ? Chaque ligne est vraie. Que gagnerai-je d’ailleurs à tout gâcher avec un imaginaire falsifiant et des contrevérités ?
Quels sont vos projets d’écriture ?
Après mon premier roman Long est notre chemin, Monsieur le président !, j’ai déposé aux même éditions “Le Savoir” le deuxième roman intitulé Moissons du sang qui a presque la même consistance, écrit dans un style souple.
Vous vous apprêtez à vous installer à l’étranger, pourquoi d’après vous cette obsession des écrivains algériens à aller s’installer ailleurs ?
Ce n’est pas une obsession plutôt une obligation. Dans un flux d’attentes où on ne subit que des rejets, quand la mort nous sourit de partout, il faut partir, il faut s’installer ailleurs. Certes, je sais qu’à l’étranger, il n’ y a pas la belle vie, mais on s’assure une vie plus au moins décente, une existence du moins morale et physique. Quand on se regarde passivement avec le désir de parler, l’on se dévisage béatement et puis on comprend que ça ne va plus et tout va à vau-l’eau. Quand ces millions de passants, de fuyants, de noctambules se plaisent continuellement à ne pas se reconnaître les uns les autres, car ils ne parlent plus le même langage, il est préférable de partir. Il y a aussi la question de moyens financiers qui fait que les auteurs préfèrent l’étranger puisque là-bas il y a une société qui consomme massivement. Ça fait vivre. Quand en 2007 un responsable tente de remettre en cause notre africanité à coup de milliards de dollars en accueillant à longueur d’année des danseurs arabes en Algérie, cela veut dire qu’on n’est plus chez soi. Ce sont-je pense- les facteurs directs qui poussent les intellectuels algériens à se prononcer pour cette vie de nomadisme à visage moderne.
Reste à dire que, me concernant, la France ne me dit rien, j’ai plutôt un rêve et c’est le summum de mes objectifs de voyage. J’espère rencontrer Günter Grass avant sa mort, et un talent de ce poids, on ne le rencontre pas malheureusement dans les beautés mystérieuses et particulières des rues de Bab El Oued ou de Tizi-Ouzou. Ça ne peut se vivre qu’en Allemagne. Donc, ma première destination si Dieu veut sera l’Allemagne.
Propos recueillis par Aomar Mohellebi
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L'écrivain Ali Bouaziz
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Édition : Publibook de paris (France)
« Il est aussi facile de rêver un livre qu’il est difficile de le faire »
Honoré de Balzac
Roman intitulé :" Aussi loin de Kaboul"
Auteur : Ali Bouaziz
Résumé : Mériem est une beauté fatale. L’innocence perdue personnifiée. Une entraîneuse. C’est dans son bar qu’elle rencontre Ramo, un journaliste. C’est lui qu’elle choisit. Il sera son amant. Son témoin. Celui de la déliquescence d’un pays désabusé en proie au terrorisme islamiste. A l’image de cette Alger privée de morale, plongée dans le brouillard des narco-trafiquants et des politiques corrompus. Entre la gâchette et le gâchis, la mort. Et entre les souvenirs qui écorchent et un avenir qui n’existe pas, la vengeance…
Critique : Rongé par le désespoir, hanté par l’horreur, condamné à l’échec. C’est le tableau noir de l’Algérie auquel Ali Bouaziz nous confronte dès la première page. D’une plume belle et enragée comme son héroïne, il dépeint une société qui étouffe, où personnages détruits par l’Histoire et destins perdus d’avance font mine de survivre. Edifiant.
Le jeune romancier algérien ne se contente pas seulement de décrire sa société, plus loin encore il met en exergue le conflit arabo-berbère dans ce pays qui croule sous le Nassérisme légué par le premier dictateur algérien notamment le colonel Houari Boumediene. Tout en faisant la comparaison entre l’Afghanistan et l’Algérie, il critique par des anecdotes le président de la république algérienne Abdelaziz Bouteflika, les militaires, l’écrivain Yasmina Khadra, les pétroliers arabes et les USA qui traite avec tous les mots. Il appelle les palestiniens et les juifs à un compromis de paix, pour que cette guerre qui ne finira peut-être jamais aura fin. Il accuse les arabes et les turcs d’avoir freiner ce pays dans les siècles obscurs.
Pour éterniser les intellectuels de ce pays, il rendra hommage à Tahar Djaout, Matoub Lounés, Slimane Azem, Ait Menguellet, Fatma N’Soumer, kateb yacine, Boudiaf, les enfants du printemps ou d’avril 1980 et 2001, les démocrates assassinés, les disparus, les révoltés de 1963 du FFS, les victimes de l’intrigue pendant la guerre de libération 1954/1962 faisant allusion à Abane Ramdhan, Krim Belkacem et les autres… un style enragé pour exprimer l’éternel désespoir de ces jeunes qui regrettent l’indépendance même et qui cherchent inlassablement une chance en europe.
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Lette de l'exil allemand:
Je rode chaque vendredi après midi d’une libraire à une autre à Cologne. Je tombe soudainement sur « les bienveillantes » du jeune juif franco-américain Jonathan Littell. Je le paye pour 17, 90 euros, ce qui fait chez moi en Algérie 1790 dinars- une paie d’une semaine de travail pour un bas salarié- ou plutôt le salaire complet d’un jeune qui est embauché dans le cadre de création de l’emploi connu pour le système d’insertion au travail par l’AIG ou l’ISIL – farce, chômage déguisé. La version originale de Gallimard coûte 37,50 euros. Puisque j’achète chaque semaine des romans, j’ote enfin pour la version folio qui est à 17,90 euros. Je ne l’ouvre pas. Simultanément, je pense a mon pays, à l’Algérie, à ces milliers de jeunes étudiants d’Alger, de Tizi-Ouzou, d’Oran, de Constantine, de Annaba et d’autres régions de l’Algérie profonde qui n’auront jamais l’occasion de lire ce roman, au moment ou des rencontres s’organisent au tour de cette œuvre. Tout en sortant, pour rejoindre la station WDR (Westdeutscher Rundfunk = la radio et télévision de l’Ouest allemand, l’une des trois chaînes de radios et télévisions les plus influentes d’Allemagne) le sentiment de mécontentement à l’égard de Yasmina khadra m’étrangle. La station se situe aux alentours de la cathédrale de Cologne, cathédrale gothique de 1248, que visite annuellement un million deux cents milles visiteurs. Je traverse la Neumarkt pour débouler sur l’avenue Schildergasse. Tous les Litfass-Saule (Morris publicitaires), les tableaux de trafic annocent « la huitieme fête littéraire internationale de cologne – 29.2.-9.3.2008, appelée communément Lit.Cologne. 17h 50, à la porte de la station de radio et télévision de WDR, deux jeunes garçons et une fille en uniforme rouge et blanc – couleur du club de football FC Cologne- accueillent les entrants en leur offrant des agendas commémoratifs. J’entre. Je tourne ma tête ça et là, pour voir des cheveux noirs. Tous les présents sont blancs. Le guichet affiche complet. Le romancier allemand Martin Walser qui vient d’éditer « Ein liebender Mann » (un homme aimant) sur Goethe est là pour une lecture après un pèlerinage à Weimar. Plusieurs personnes attendent pour acheter un billet d’entrée sur une personne qui a réservé plusieurs places. Quelques une revendent des billets a ceux qui n’ont pas eus l’occasion d’en réserver. Mais contrairement à chez nous, ils revendent le billet bleu à même pris, 13 euros. Trois heures je ressors. A l’information, le préposé au guichet me dit que pour Yasmina khadra presque toutes les places sont libres – pas encore réservé- ce qui explique dans cette société ou on réserve généralement un mois avant la place que la soirée du vendredi prochain du 7.3.2008 ne drainera pas des foules. Au garage des alentours en entrant à la Mercedes, je sens la charcuterie que j’ai acheté d’un magasin marocain de l’arrondissement Kalk, une partie de la ville de Cologne connue pour la forte présence de la communauté nord africaine et notamment les berbères rifains opposant à la monarchie alaouite.
Une fois chez moi j’ouvre le roman de Jonathan Lithell. Les Bienveillantes est une provocation aux allemands de la deuxième guerre mondiale. 1401 pages dédiés aux morts. Mais ce qui provoque la curiosité du lecteur dés l’ouverture du roman ce sont les chapitres classés selon l’œuvre musicale de Sébastien Bach. Toccata, allemandes I et II, courante, sarabande, menuet (en rondeaux), air, et enfin Gigue. Les suites pour violoncelles de Bach sont originalement composées pour des danses. C’est ainsi que Jonathan Littel tisse son roman sur 1305 pages dans une pertinence historique sur cinq années de consultation d’archives de l’époque de la guerre. L’appendice, le glossaire et la table d’équivalence des grades occupent les cents pages restantes.
Je suis épuisé. Je peux plus reprendre la lecture. Entre les centaines de livre « le Blanc de l’Algérie » de Assia Djebar attend toujours d’avoir ma griffe de fin de lecture. Pourtant, j’aime beaucoup cet hommage de Assia ou il s’oublie quelque fois en évoquant quelques grands noms d’origine berbère de la littérature algérienne.
Enfin, si Yasmina khadra avec « les sirènes de Bagdad » est présent à Cologne, représentant le monde arabe, l’Algérie est absente.
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Pour : iflisenumellil.net
Cela fait des jours que j’essaye de vous contactez.
J’en des articles a vous envoyer et des photos.
Mon msn est : plume-4791@hotmail.fr
Merci
Ali bouaziz
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Ali Bouaziz rencontre Yasmina khadra.
dimanche 9 mars 2008 par Ali BOUAZIZ
Un dialogue algérien.
C’était vendredi 07 mars 2008. J’ai parquais ma voiture au garage aux environs du « Neumarkt », point de chute du centre ville de cologne. Il était 20h00, la soirée s’annonçait déjà douce, le ciel était étoilé. Je me faisais pas de soucis, car j’avais déjà mon billet dans la poche que j’ai acheté il y’a de cela une semaine pour 11,50 euros. Cela faisais presque sept années que j’attendais cette rencontre avec l’écrivain algérien Yasmina khadra. De loin, l’église du style roman qui s’opposait à la station métro de la Neumarkt était splendide ce soir là. Une fois là, je dévalais sur l’avenue« Apostelnstrasse 11 ». Devant l’entrée du « Gloria Theater » qui attendait Mohammed Moulsouhoul à 21h00 pour une lecture « des sirènes de Bagdad » se tenait un homme d’une grande taille au visage nord africain. Je m’étais dit que c’est un élément de la DRS qui attendait l’arrivée de l’écrivain de Bonn. A une vingtaine de mètre de là, je vis un kiosque pour cigarette. J’ai acheté un paquet Marlboro et ressortis. Au café du Gloria Theater des gens s’étaient attablés devant des boissons, d’autres présentaient leurs billets d’entrée pour prendre place à l’intérieur de la salle. La femme qui s’en occupait me disait que Yasmina khadra était déjà là. J’ai pris la première place du premier rang. Je regardais partout sans voir Khadra. Je ressortis. A 20h50 la salle était pleine. A quelques trois mètres de moi, au premier rang de l’autre rangée une femme au visage arabe me dévisageait. Elle était en ensemble noir. Les seins débordaient de son torse. Nos regards se croisaient à maintes reprises. Je m’étais demandé si ce n’était pas sa femme. Elle était la seule aux cheveux noirs. A 21h00 les lumières de la salle s’éteignirent laissant seulement la scène éclairée. Des escaliers du coté gauche de la scène, cachaient par des rideaux noirs sortis la modératrice allemande de ‘Deutsche Welle’ Carine Debrabandère, suivit de Yasmina khadra en classique à couleur militaire, et le jeune traducteur allemand. Et prirent places. La femme était en face de moi. Yasmina khadra était en face du passage qui séparait les deux rangées du théâtre. Avant de s’asseoir, tout en ignorant les applaudissements des présents, l’écrivain algérien se débarrassait de sa veste et la plaçait sur le dossier de sa chaise. Et s’assit. Au moment ou un jeune photographe, se courba devant moi pour prendre une photo, le flash de mon appareil photo éclaira les trois assis derrière la table. La modératrice allemande commença par nous avertir que les prises de photos n’étaient pas permises. J’avais compris presto, que le message était adressé à moi car je suis le seul qui avait osé prendre une photo. Puis elle présentait Yasmina khadra et son roman ‘les sirènes de Bagdad’ en deux langues « français et allemand ». Avant de commencer sa lecture, il déclara« je suis musulman » tout en dessinant par un geste de main une croix chrétienne en ramenant sa main a son front puis à sa poitrine enfin a ses épaules – étrange personnage- me dis-je. Pendant que Yasmina khadra lisait de son roman, des extraits d’une interview de l’auteur que j’ai lu sur Evene.fr - Octobre 2006, me revenaient en tête : « …Si on n’a pas confiance en soi, si on n’a pas de respect, de considération, d’estime pour soi-même, on ne peut pas être un homme, même ordinaire…Je suis né poète. J’appartiens à une tribu de poètes qui a huit siècles d’existence dans le Sahara. Je ne suis pas tombé d’un arbre. J’appartiens à un arbre enraciné dans la tradition littéraire et intellectuelle. Mais mon père, au lieu d’être un poète, a choisi d’être un militaire. Il a mis tous ses enfants dans l’armée.
Il m’a confié, quand j’avais neuf ans, à une institution militaire. J’étais l’aîné. Plus tard il a confié mes deux autres frères, l’un avait sept ans, l’autre cinq. Imaginez un soldat qui a cinq ans ! Il y a des vies qui sont comme ça. Le vrai combat est de leur survivre. Donc j’ai été soldat à l’âge de neuf ans, j’ai continué ma carrière de militaire par devoir envers mes parents et surtout parce que ma mère insistait. J’ai sacrifié vingt-cinq ans de ma vie pour ma mère. Et parallèlement à ma vie militaire, j’ai toujours écrit. J’ai commencé très jeune, quand j’étais cadet. A dix-sept ans j’avais fini mon premier recueil de nouvelles publiables. Mais en Algérie, entre écrire et publier… c’est la croix et la bannière. J’ai dû attendre huit ans pour voir mon manuscrit sur l’étal des librairies et j’ai continué. Ça n’a pas été facile en tant que soldat mais ça ne m’a pas dérangé. Pour moi, écrire c’était superbe. C’était mon rêve. La hiérarchie n’était pas tellement d’accord avec moi, elle a donc voulu me stopper, quand j’ai commencé à avoir un peu de notoriété. Je commençais à être connu dans mon pays. Alors on m’a opposé un comité de censure. Pour le contourner, j’ai opté pour la clandestinité. Ça a duré onze ans. D’abord sous le pseudonyme du commissaire Llob, puis sous le pseudonyme de Yasmina Khadra, qui sont les prénoms de ma femme. C’est ça mon histoire. Plus tard, j’ai eu à choisir entre devenir général et devenir écrivain. Le choix s’est imposé de lui-même, j’ai choisi la littérature, j’avais fini mon temps dans l’armée. Mais pendant que j’étais encore dans l’armée, je commençais à être connu en Europe, j’étais déjà traduit dans dix langues (contre vingt-quatre maintenant, ndlr). Personne ne savait qui était Yasmina Khadra. Donc quand j’ai eu l’occasion de dire : "Voilà, c’est moi", je n’ai pas hésité une seconde. Ce n’était pas un jeu pour moi. Des gens ont pu penser que je les avais trompés, mais j’aimerais bien les imaginer à ma place. Les gens qui hésitent à cautionner mon histoire, je crois qu’ils n’auraient pas tenu une nuit, rien qu’en s’imaginant en train d’écrire ce que j’écrivais dans la réalité. Rien qu’en s’imaginant en train d’écrire ‘Morituri’ (le roman qui l’a révélé au grand public, ndlr), dans l’armée algérienne, je crois qu’au matin on les aurait trouvés morts de peur. Dans ce roman, ce qui m’importait, c’était de montrer ce côté fantastique des Arabes, ce côté généreux, pacifique, que l’Occident ne voit pas. Je voulais bousculer les habitudes des gens, écarter les oeillères pour montrer un monde plus large et plus enrichissant qu’on ne le pense. Et il fallait trouver une histoire consistante, l’installer dans une actualité brûlante, parce qu’il faut faire des pieds et des mains pour intéresser un lecteur occidental quand on est algérien. Les gens ont besoin d’être interpellés avec force. Ce roman est un combat contre les stéréotypes, les a priori, les raccourcis, contre la paresse intellectuelle. J’ai écrit ce livre pour dire : "Non, le monde va bien, ce sont les hommes qui déconnent de temps en temps…Ce ne sont pas des limites. Moi-même, je n’accepterais pas de voir ma soeur habiter avec un homme. Pourtant, je suis écrivain, je suis moderne. L’Europe a découvert qu’elle se porterait beaucoup mieux si elle pouvait se débarrasser de la morale. On peut faire ce qu’on veut. On peut se marier entre hommes, entre femmes, on peut même revendiquer le droit d’élever des enfants, il y a des affiches de nu partout. Vous pouvez vivre avec ça. Mais nous, on n’a pas encore atteint ce degré d’émancipation. Et, tout à fait entre nous, on souhaiterait ne jamais l’atteindre. On préfère rester des gens avec des barrières. Nous avons besoin de limites pour essayer de résister aux tentations. Parce que pour nous, quand un homme bascule dans la liberté absolue, il n’est plus
dans l’humanité mais dans l’animalité. Et nous sommes accrochés à notre conception du monde. La pudeur en fait partie, comme le respect de l’autre. Nous essayons d’éviter l’obscénité. Dans les pays arabes, en Algérie par exemple, il arrive parfois qu’on ne puisse pas suivre un débat intéressant à la télévision française parce que quelqu’un dit des grossièretés. On voit la famille s’éparpiller. Il n’est pas utile d’être grossier dans un débat. Nous, ça nous dérange… je crois que la véritable foi, elle commence par soi-même. Si on n’a pas confiance en soi, si on n’a pas de respect, de considération, d’estime pour soi-même, on ne peut pas être un homme, même ordinaire… » Yasmina khadra s’arrêta brusquement et passa la parole au jeune allemand. Les lectures et les questions de la modératrice ont pris deux heures de temps au tour du concept de « la profondeur de l’humiliation ». Pendant les réponses, Yasmina khadra s’était trompé par trois lapsus révélateur, ce qui poussa khadra à déclarer : « je suis le roi de lapsus » – mais apparemment, khadra, ignore que le lapsus dans la psychanalyse est une pure vérité. A propos, avant de commencer sa lecture Khadra avertit « les gens croient que je suis pas le vrai auteur de mes romans, car je ne sais pas lire et je fais beaucoup de lapsus » et il enchaîna « j’ai fais l’école en langue arabe (chose à vérifier, me dis-je) et quand j’étais a l’école on avait toujours au moment de lecture un professeur qui nous tapait sur la tête avec un bâton, mes lapsus et ma mauvaise lecture viennent sûrement en pensant à ça ». Mais en disant cela, il me rappela un passage que j’ai lu déjà dans le roman « Harrouda » de Tahar Ben Djeloun. Sous le pseudonyme du commissaire Llob, Yasmina khadra expliqua qu’il écrivait contre le pourvoir, mais il n’avait pas été compris par les journalistes et les lecteurs. Il corrigea la modératrice qui disait que l’écrivain vivait en exil, il dira « je suis un immigré ». Puis il parlait de l’Algérie arabe et du monde arabe et des nations islamiques. Entre temps j’ai mis autour du coup mon porte appareil photo sur le quel on pouvait lire « Algérie », gravée sur les trois couleurs blanche, rouge et verte. De la scène, Entre les deux allemands, Yasmina khadra reconnut les couleurs d’Algérie, et ne cessait pas de me regarder. Enfin a une question sur la source des problèmes que vit le « monde arabe et le Maghreb », khadra répondit : « c’est le pouvoir » sans corriger la modératrice par apport au mot Maghreb qu’il utilisait a chaque fois. J’ai finis par croire que je suis la pour écouter quelqu’un qui coulait juste nous dire qu’il était arabe et l’Algérie se situait en Asie mineure et non en Afrique du nord. un moment il déclara :« je suis musulman pratiquant, enfin je le croix » tout en embrassant la joue de la modératrice. La modératrice allemande, dans sa gymnastique entre les deux langues annonça la fin de la rencontre. Yasmina khadra lui demanda de donner la parole à l’assistance. Et je levais la main pour prendre la parole sans perdre une seconde.
Je commençais a parler en français en disant, « moi aussi je suis écrivain algérien, mais je vis en exil » un petit brouhaha de la salle me demandant de parler en allemand me stoppa. Je m’étais mis debout et tournis dernier moi pour calmer l’assistance, et recommençais en allemand. Yasmina khadra m’arrêta : « vous pouvez parler en allemand, elle va traduire ». Et je recommence en français : « donc je suis algérien comme vous monsieur Khadra. J’ai écrit contre le président de la république abdelaziz bouteflika, la concorde civile, la dictature militaire et le terrorisme, et je vis en exil. J’aime beaucoup votre plume à l’instar de beaucoup d’algériens. Mais il se trouve que dernièrement vous avez été placé par le président de la république à la tête du centre culturel algérien de paris. Par cette nomination, choqués, vos lecteurs en Algérie pensent que vous les aviez trompés. Et êtes vous officiellement avec le camp du pouvoir, qui tue en Algérie et qui impose la misère aux algériens ou… la modératrice me coupa la parole pour traduire mes dires, et juste avec la fin de la traduction, Yasmina khadra prit la parole : « beaucoup de mes lecteurs m’ont écrit pour me féliciter, ils étaient très heureux de me voir là. C’est vrai beaucoup ont été choqués car ils ne s’attendaient pas a cette nomination. Vous croyez que je suis un corrompu, non, je ne le suis pas monsieur. Même les français ont toujours essayé de me coller cette étiquette de corrompu. Mais je suis toujours le même. Je ne sais si vous avez lu les interviews que j’ai données depuis mon installation à la tête de ce centre culturel, mon discours n’a pas changé d’un iota. Pour moi c’est une victoire sur les prédateurs. Par cette désignation j’ai mis a genou le pouvoir ». Il parait enragé, en me répondant, j’ai décelé une lueur de rancœur dans ses yeux. « En plus je ne suis pas seulement le directeur du centre culturel algérien à Paris mais je suis aussi Ambassadeur. Cela dit que j’ai un passeport de diplomate et le titre officiel d’ambassadeur. Je suis pas ambassadeur d’Algérie en france, mais j’ai exigé cela car je ne veux pas recevoir des ordres d’un supérieur quelconque. Non ne vous inquiétez pas monsieur, je suis incorruptible et je ne changerai jamais. J’ai tout, je ne manque de rien » il leva ses mains vers le ciel au milieu des deux allemands, et ajouta : « j’ai mes quatre millions de lecteurs, cela me suffit, je suis libre, libre, libre ». Et la modératrice mit fin à la rencontre. Tandis que les gens se grouillaient pour acheter les sirènes de Bagdad en langue allemande pour avoir la signature de Yasmina khadra. Je le regardais en train de dédicacer des romans pour son traducteur et la modératrice. Je l’attendais en bas de la salle, puis je l’interpellai. Hé Mohammed, on va se voir non ? Il me répondit par un sourire approbateur et un signe de main. Lorsque je le revis, il était déjà en œuvre. Une centaine de personnes attendaient l’un derrière l’autre avec un roman à la main. J’ai pris une table en face de Yasmina khadra qui dédicaçait, j’ai demandé un café pour attendre. Une heure plus tard je m’étais déplacé pour voir au fond du couloir. La chaîne était bouclée par la femme au visage arabe. Et je rebroussais chemin pour ma place. Un moment j’ai remarqué qu’il restait seulement six personnes . J’ai pris ma place moi aussi. Une femme me demandait si j’avais un roman à lui revendre. Le stock était terminé. Enfin je suis devant khadra. Tout en lui soumettant « les hirondelles de Kaboul » pour une dédicace, il me demanda le titre de mon prochain roman qui va sortir à Paris. Je lui dis. Je l’ai intitulé « aussi loin de Kaboul », il fit un geste brusque de recul en arrière et me regarda bien dans les yeux en me disant « ah ah, tout étonné ». je vous le dédicacerai prochainement Mohammed, et je vous critique dedans » lui fis-je savoir.
Il dédicaça ainsi : « pour Ali Bouaziz qui ne doit jamais douter des gens intègres. Fraternellement » puis, il signa « Khadra » en langue arabe.
Cologne 07/03/08
Portfolio
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L'écrivain Ali Bouaziz
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Cri d’un écrivain algérien exilé en Allemagne. Ali Bouaziz.
Salon du livre de Paris : l’inutile boycottage.
Les européens n’arrêtent pas de classer l’Algérie – ce pays situant en Afrique du nord- entre les pays arabes confinés en Asie mineure. Cela me donne même a penser que les européens sont les plus ignorants peuples qu’ont connus les temps modernes.
Je sais bien ce que signifie la raison d’état. Je sais que les arabes ont beaucoup de pétrole. Je sais qu’un arabe saoudien, avant d’arriver à son hôtel, en le réservant, il exige l’emplacement d’une ligne téléphonique aux toilettes. Mais je sais aussi, que moi, algérien de ma naissance et de ma nationalité que je ne suis pas arabe et le boycottage du salon du livre de Paris- du 14 au 19 mars 2008- n’engage que la personnalité du noceur-diplomate Abdelaziz Bouteflika, frustré et taraudé par son propre passé sans tenir compte du présent des algériens, compte par cette action séduire et impressionner les cochons arabes.
Ce n’est pas nouveau pour les algériens. Alger, cette ville africaine berbère, porte actuellement et pendant presque une année l’appellation d’« Alger capitale du monde arabe » et Tripoli, la capitale berbère de Libye est actuellement « la capitale du monde musulman ».
Que les écrivains juifs et israéliens mettent dans leurs têtes que les algériens - en tant que peuple - n’ont pas boycottés l’événement littéraire. Quant à la position du directeur du Centre culturel algérien à Paris, l’écrivain Mohamed Moulessehoul, alias Yasmina khadra, qu’il sache que quoiqu’il est a la tête d’une institution étatique algérienne, et payé par les dictateurs et les militaires d’Alger a leurs tête Abdelaziz bouteflika, son boycott du salon de livre n’engage que sa personne et son groupe de corrompus qui ne cessent de mentir aux algériens. Pour moi en tant qu’écrivain algérien, le boycott de Yasmina khadra de cet événement ne traduit qu’une obéissance aux ordres venus d’Alger. Pourtant au 07/03/2008 l’or d’une rencontre à Cologne (Allemagne) cet écrivain me disait qu’il est libre. Je me demande maintenant est-ce que Yasmina khadra est écrivain ou ambassadeur d’Algérie en France ?
Je ne dis pas cela parce que je suis pour le massacre des palestiniens, au contraire, je suis contre cet acharnement de violence contre les palestiniens, non parce qu’ils sont arabes ou autres, mais c’est une question de justice et d’humanité. Les palestiniens ont le droit de jouir de leur indépendance.
Revenant un peu en arrière, récemment le gouvernement palestinien avait des problèmes financiers suite à l’intrigue saoudienne et des USA. Les porcs de l’Arabie saoudite n’ont rien avoir avec la Palestine je pense.
Et puis il y a les égyptiens, ce virus qui a contaminé l’Afrique du nord, au moment du blocus de gaza, je pense que les égyptiens ont fermés les frontières aux palestiniens pour les voir mourir de fin. Donc ça signifie quoi ce boycottage. Ils se foutent de qui enfin par cette action?
Revenant a l’Algérie. Le fou de Abdelaziz Bouteflika en diplomate d’exhibition, avec sa diplomatie de paille oublie qu’il a emprisonné des journalistes, des écrivains, opprimé toutes oppositions « affaire Mohammed Benchicou », « interdiction de nouveau partis politiques », amnistie des terroristes, les 123 jeunes tués en Kabylie en 2001 sous le règne du président Abdelaziz Bouteflika.
Dans cette sorte de prison-hôpital psychiatrique appelée Algérie, le mal se fait chaque jour et rien ne peut réparer le mal qui a été fait. Le pays a été disloqué par l’idéologie arabe, comme un corps qui, touché aux organes sérieusement par une maladie, ne peut guérir tout de suite. Il faut du temps. Quelquefois, le corps ne retrouve pas sa forme. C’est le cas aujourd’hui de notre société encore en proie à des maladies et à des malades à la tête de l’état.
Quel rapport a-t-il ce tortionnaire, ce pervers de Abdelaziz Bouteflika avec la démocratie, avec le livre ?
Je dis cela simplement car le pouvoir algérien qui boycotte avec le clan des arabes le salon de livre de Paris, n’est qu’un groupe de militaro- politique corrompu, qui colonise les berbères en interdisant la langue tamazight, à l’instar de Shimon Pérès qui massacre les palestiniens.
Sachez mes concitoyens –algériens- que les écrivains hébreux ; Amos Oz, David Grossman, Avraham B.Yehoshua, Ron Leshem, Ron Barkai, Orly Castel-Bloom, Lizzie Doron, Israel Eliraz, Haim Gouri, Michal Govrin, Amir Gutfreund, Alon Hilu, Shifra Horn, Aharon Appelfeld et la liste des 39 autres invités d’honneur de ce salon du livre n’ont rien avoir avec la politique de Sharon ou de Pérès, quoiqu’ils défendent la culture hébreu – chose légitime pour chacun de nous- en les lisant, on comprend que se sont des gens qui sont d’abord contre la guerre et les tueries.
Mohammed Dib, - mort en exil- écrivain algérien qui a quitté l’Algérie au temps ou l’actuel président algérien Abdelaziz Bouteflika était ministre des affaires étrangères, dit ; « l’écriture est une forme de saisie du monde, mais cette saisie s’effectue dans un mouvement de recul ».
Dites-moi messieurs ! Un écrivain peut-il tuer en se reculant dans son isolement?
Pour mes amis intellectuels israéliens.
Par l’écrivain Ali Bouaziz.
Ca ne me surprend pas. Je suis un jeune écrivain algérien. J’ai déjà écris « loin est notre chemin, Monsieur le président ! », « aussi loin de Kaboul » et « la république des imbéciles ». Je ne suis pas arabe. Je suis berbère et mon Algérie est colonisée par les arabes qui ne font pas la différence entre un écrivain – homme libre et humain qui essaye de réorganiser le monde et le politique.
La décision de boycottage n’engage que la personne de Abdelaziz Bouteflika et son gouvernement. Le peuple n’à rien avoir avec ce qui se passe en Israël. Car l’Algérie est un pays musulman, mais non un pays arabe.
Les seuls perdants donc par ce boycott sont les berbères de l’Afrique du nord, Tunisie, Algérie, Maroc et Libye car les vrais arabes, ceux d’Asie mineure (saoudiens, yéménites, et autres) sont insensibles aux insultes. Un cochon ne sent pas les insultes.
Bouteflika, encore une fois prive les algériens de la communication et la connaissance en boycottant le salon du livre, en tous cas il est très connu pour cela. Ceux qui ont lus le livre de Mohammed Benchicou intitulé « Bouteflika : une imposture algérienne » sauront que ce président inculte qui vit par l’intrigue et le mensonge n’est qu’un vieux tortionnaire irresponsable.
On vit à l’exil pour fuir la police, les geôles, les balles assassines de Abdelaziz Bouteflika. Eh oui, les arabes protestent contre la valorisation d’Israël pour une semaine et oublient qu’ils colonisent l’Afrique du nord pendant 14 siècles.
Mon site Web : www.ali-bouaziz.com
E-mail : plume-4791@hotmail.fr
Algérien vivant en Allemagne
Première abdication de Yasmina khadra.
Yasmina Khadra : « Le discours de Shimon Peres est inacceptable et je ne m’inclinerai jamais ».
Dans un entretien accordé à El Khabar, le directeur du Centre culturel algérien à Paris, l’écrivain Mohamed Moulessehoul, plus connu sous le nom de Yasmina Khadra, confirme, avec un grand courage, le boycott du salon du livre de Paris, évoquant les principales raisons qui l’ont poussé à prendre cette décision.
El Khabar : Confirmez-vous le boycott du salon du livre de Paris ?
Mohamed Moulessehoul : Effectivement, j’ai pris la décision de boycotter le salon du livre de Paris, et cela reste une décision personnelle qui n’a rien à voir avec la vague de boycotts de tous les écrivains arabes et algériens.
El Khabar : Quelles sont les raisons de ce boycott alors?
Mohamed Moulessehoul :Je ne veux pas participer à ce salon car ma conscience ne me le permet pas, et je crois que le discours prononcé par le président israélien a renforcer ma décision, car il a qualifié les boycotteurs d’ignorants et d’autres termes qui ne l’honorent pas. Par ailleurs, je ne peux pas participer à un salon destiné, en réalité, à défendre une cause politique, et qui demeure très éloigné du domaine culturel pour lequel il a été créé à l’origine.
El Khabar :Devons-nous comprendre, de vos propos, que vous soutenez tous ceux qui ont boycotté ce salon ?
Mohamed Moulessehoul :Je ne les soutiens pas car je ne les connais pas. Chacun est responsable de ses décisions, car il est motivé par ses propres raisons. J’ai appris, dans ma vie, à sauvegarder mon honneur, car même si mon parcours littéraire allait prendre une autre trajectoire à Paris, j’ai préféré autre chose. Je ne veux pas m’incliner, je crois à la paix, et cela n’est pas le chemin de la paix, à mon avis.
El Khabar :Ne craignez-vous pas un acharnement des médias français à votre encontre, ce qui pourrait avoir une incidence sur votre parcours littéraire ici en France ?
Mohamed Moulessehoul : Non mon frère, je suis ici en France depuis un certain temps, et je ne cèderai jamais aux pressions. Je n’ai peur de personne, et je n’ai aucune raison d’avoir peur. Il est sûr que je ne retournerai pas en arrière.
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L'écrivain Ali BOUAZIZ
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La Foire du Livre de Leipzig de mars 2008 ouvre ses portes.
L’écrivain anglais Ken Folett et Charlotte Roche Primés.
Leipzig s'est transformé depuis presque cinq jours en une gigantesque librairie. La Foire du livre de la ville saxonne ouvre ses portes sur les amoureux de la plume. Elle espère accueillir jusqu'à dimanche plus de 100 000 amateurs de livres, de littérature sur CD et de rencontres littéraires de tous les âges.
La Foire du Livre de Leipzig se veut traditionnellement un lieu de rencontres chaleureuses entre le public et les auteurs. Parmi les grands rendez-vous de la Foire, le festival de lecture "Leipzig liest" (Leipzig lit") s’est taillé un programme des plus riche que jamais, avec 1800 manifestations et 1500 acteurs répartis en 250 endroits différents de la ville. Nombre d'écrivains étrangers comme le français Frédéric Beigbeder, comptent parmi les participants.
Sous le feu des projecteurs, se trouvèrent cette année les jeunes auteurs allemands et les littératures des pays d'Europe centrale et orientale. Quarante jeunes auteurs de langue allemande transformeront la deuxième "Nuit blanche de la lecture à Leipzig" en véritable forum de la nouvelle génération d'écrivains. De grands espaces sont, par ailleurs, consacrés à la littérature sur CD et à la littérature de jeunesse, y compris la BD.
Au total, plus de 2160 exposants de 36 pays ont investi cette année les 53 000 mètres carrés que compte la Foire du livre. Ces chiffres sont en hausse, et les professionnels du livre sont relativement confiants pour l'année 2006. Un récent sondage de l'Association des éditeurs et libraires allemands a montré que près de 60 % des libraires qui s'attendaient à une bonne année sont déjà contents de la manifestation.
La Foire du livre s'est ouverte avec la remise à l'écrivain et traducteur ukrainien Juri Andruchowytsch du Prix du livre pour l'entente européenne, doté de 15 000 euros. Quelque vingt récompenses différentes seront distribuées au total au cours de la Foire du livre. Le Prix de la Foire du livre de Leipzig sera remis cette année pour la deuxième fois. Doté de 45 000 euros au total, il récompense de nouvelles parutions dans différentes catégories (littérature, essais et traduction), mais le géant de la littérature anglaise notamment « Ken folett » défie la chronique avec son style Shakespearien moderne. Et l’ex-modératrice allemande « Charlotte roche » fraîchement découverte, fait la une des magazines et des émissions télévisées.
L’écrivain Ali Bouaziz
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L'écrivain Ali Bouaziz
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Lettre d'un ami orientaliste Français
Cher Ali,
Je vous félicite pour tant d'engagement et de conviction. Vous avez raison, la cause berbère est totalement ignorée des occidentaux, et moi, fils de colons français, ces infâmes "pieds-noirs", j'ai du éduquer ma mère en lui disant de ne pas dire "les arabes" en parlant des algériens car ils n'étaient pas arabes, mais berbères ou kabils, selon la région ... Toute ma famille a vécu dans le sud, mon père est né dans un hameau dénommé Arthur et ma grand-mère maternelle à Blida. Mon père a fait ses études à Notre Dame d'Afrique, chez les jésuites, à Alger, avant de prendre les armes contre vos frères ; il est mort à l'heure actuelle, Allah a donc du lui expliquer son méfait, enfin si Dieu existe, ce que je doute fort ...
Vous avez en mains un défi immense : informer l'Occident des méfaits de l'islamisation que les wahabites ont semé de part les contrées qu'ils ont colonisé, vous avez à redonner force, vie et espoir en votre culture identitaire berbère ... mais de grâce, n'associez pas les "intellectuels" d'opérette sionistes à vos méfaits ; on ne peut accepter que pour le 60ème anniversaire de la Nakba, on reçoive Israël et des écrivains qui ont signé un contrat avec l'ambassade d'Israël en France comme quoi ils seraient, aussi, des VRP du gouvernement ; c'est pour cela que deux ont refusé ... Ensuite, pourquoi seulement des écrivains en langue hébraïque ? Quid de ceux qui écrivent en anglais, en arabe, en russe voire en français ? Enfin, si Maïmonide vivait il n'aurait pas été invité puisqu'il écrivait ... en arabe, lui le plus grand penseur et écrivain juif de tous les temps ... C'est absurde ...
Bon courage pour projets.
Bien à vous.
François XAVIER
http://www.francoisxavier.net
La réponse de XAVIER est une réaction à mon message suivant :
Cher François XAVIER.
Merci pour vos articles. C’est vraiment intéressant.
Je viens du pays d’Albert camus. Celui qui a écrit « l’étranger, la peste et Caligula ». Peut-être je ne maîtrise pas comme vous la littérature juive, parce que chez moi en Algérie, les écrits des juifs sont interdits. J’ai lu « les versets sataniques » de Salman Rushdie en cachette. Chez moi au pays des berbères, en Afrique du nord, beaucoup d’écrivains ont changés de monde sans avoir le droit au media algérien. Pourtant, ils sont algériens. Il écrivent bien, et sont très connus dans le monde, notamment Tahar Djaout, Mouloud mammeri. Ils ont écrits en français et en berbère, ils se retrouvent en quarantaine et des personnes non grata. Plusieurs autres intellectuels qui se battaient pour notre culture berbère ont été assassinés.
Et depuis 1962 a nos jours des politiques d’arabisation et de son renforcement ravagent ma culture berbère. Au nom de la religion musulman les arabes nous empoisonnent la vie. En Palestine, du moins les palestiniens luttent, mais chez moi en Algérie, le pouvoir repend a chaque manifestation pacifique des berbère par des balles assassines. Au printemps noir de 2001, 123 jeunes désarmés étaient tués, rien que pour avoir demander des mesures démocratiques et la constitutionnalisation de la langue « Tamazight ; langue de l’Afrique du nord du Maroc jusqu’à les frontières égyptiennes). Ma réaction est des plus légitimes, car mon pays est aussi colonisé par les arabes depuis 665 après jésus chris.
Connaissez-vous ce que veut dire le totalitarisme politique?
Je vous comprends bien, moi aussi je suis un fou du poète Mahmoud Darwich. Je vous comprends. Mais qui va me comprendre ?
Croyez-vous que j’ignore « le chemin de retour » de ce poète ? Moi aussi j’attends ce retour. Le retour à une Algérie berbère. Pas arabe comme disent les européens en parlant d’Algérie.
Retenez bien Monsieur mon nom. ALI BOUAZIZ. Je suis jeune, mais un jour je serrais à la tête d’une Révolution en Afrique du nord contre l’occupant arabe.
Mon 1er roman intitulé « Aussi loin de Kaboul » verra le jour prochainement à Paris.
Poste face de l’édition :
« Il est aussi facile de rêver un livre qu’il est difficile de le faire » Honoré de Balzac.
Roman intitulé :" Aussi loin de Kaboul".
Auteur : Ali Bouaziz.
Résumé : Mériem est une beauté fatale. L’innocence perdue personnifiée. Une entraîneuse. C’est dans son bar qu’elle rencontre Ramo, un journaliste. C’est lui qu’elle choisit. Il sera son amant. Son témoin. Celui de la déliquescence d’un pays désabusé en proie au terrorisme islamiste. A l’image de cette Alger privée de morale, plongée dans le brouillard des narco-trafiquants et des politiques corrompus. Entre la gâchette et le gâchis, la mort. Et entre les souvenirs qui écorchent et un avenir qui n’existe pas, la vengeance ».
Critique : « Rongé par le désespoir, hanté par l’horreur, condamné à l’échec. C’est le tableau noir de l’Algérie auquel Ali Bouaziz nous confronte dès la première page. D’une plume belle et enragée comme son héroïne, il dépeint une société qui étouffe, où personnages détruits par l’Histoire et destins perdus d’avance font mine de survivre. Edifiant. Le jeune romancier algérien ne se contente pas seulement de décrire sa société, plus loin encore il met en exergue le conflit arabo-berbère dans ce pays qui croule sous le Nassérisme légué par le premier dictateur algérien notamment le colonel Houari Boumediene. Tout en faisant la comparaison entre l’Afghanistan et l’Algérie, il critique par des anecdotes le président de la république algérienne Abdelaziz Bouteflika, les militaires, l’écrivain Yasmina Khadra, les pétroliers arabes et les USA qui traite avec tous les mots. Il appelle les palestiniens et les juifs à un compromis de paix, pour que cette guerre qui ne finira peut-être jamais aura fin. Il accuse les arabes et les turcs d’avoir freiner ce pays dans les siècles obscurs. Pour éterniser les intellectuels de ce pays, il rendra hommage à Tahar Djaout, Matoub Lounés, Slimane Azem, Ait Menguellet, Fatma N’Soumer, kateb yacine, Boudiaf, les enfants du printemps ou d’avril 1980 et 2001, les démocrates assassinés, les disparus, les révoltés de 1963 du FFS, les victimes de l’intrigue pendant la guerre de libération 1954/1962 faisant allusion à Abane Ramdhan, Krim Belkacem et les autres… un style enragé pour exprimer l’éternel désespoir de ces jeunes qui regrettent l’indépendance même et qui cherchent inlassablement une chance en Europe ».
Mes futurs romans : en attendant l’édition de « Aussi loin de Kaboul » à Paris, j’ai déjà terminé d’écrire d’autres romans intitulés « Les bâtards de la république », « Les enfants de la Charia », « Moisson du sang ». Mes romans politiques, dénoncent la mafia du régime algérien et appellent à la démocratisation de l’Algérie. En d’autres termes mes romans qui vont apparaître prochainement, sont des regards pertinents et intelligents. Dans mon analyse et ma critique sur la brûlante actualité algérienne. Mes romans « décrivent au vitriol » la dramatique situation vécue par la population prise en otage entre la violence policière de l’Etat et la violence terroristes des islamistes. de ce fait le pouvoir justifie sa répression aux populations par la lutte anti-terroriste et les islamistes armés justifient leurs crimes quotidiens par la nécessité de combattre par les armes un régime corrompu et aliéné aux occidentaux chrétiens, tout en refusant les solutions politiques. MOI, Ali bouaziz, par mon analyse, je démontre que les islamistes et le pouvoir se sont deux faces d’une même pièce « l’idéologie islamo-conservatrice » qui souille le pays des berbères qui sont a l’origine des gens démocrates et ouverts.
Par mes écrits (romans) je rejette les deux belligérants qui sont au fait des complices dans leurs visions égoïstes et hégémonistes, anti-libertaires et réactionnaires.
Mon site Internet : www.ali-bouaziz.com
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L'écrivain Ali Bouaziz
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L’Algérie, ce pays des paradoxes.
Par le jeune écrivain Ali BOUAZIZ.
Avant l’arrivée de Nicolas Sarkozy en Algérie pour sa visite officielle du 03 au 05 décembre 2007, le ministre algérien des Moudjahiddines (terme évoquant le terrorisme linguistique de la langue arabe) – anciens combattants de la guerre contre la France de 1954-1962- , Mohamed Chérif Abbés, par une sortie médiatique spectaculaire, dans l’édition de lundi 28 novembre du journal arabophone EL KHABAR, attaque le président français et l’accuse d’appartenance à « un lobby juif », et il rappelle aussi que les relations franco-algériennes sont loin d’être un long fleuve tranquille. Il ajoute que « le déplacement de Sarkozy ne serait qu’une visite de courtoisie, car les relations franco-algériennes sont le fruit d’une douloureuse histoire commune entre deux nations aux destins irrémédiablement mêlés». Dans cet entretien, le ministre affirme également que Nicolas Sarkozy doit son arrivée au pouvoir au « lobby juif qui a le monopole de l’industrie en France». La polémique éclate. La presse algérienne et française repend et donne d’autres dimensions aux dires du ministre algérien. Abdelaziz Bouteflika, qui attendait beaucoup de camera pour faire son show a travers les medias du monde ne savait a quel saint se vouer pour stopper cette polémique. Son ministre vient de lui troubler la fontaine.
Bouteflika, dans son ignorance d’ex-diplomate de paille, croyait que Sarkozy demandera des excuses par apport aux crimes commis pendant la colonisation. Ainsi Bouteflika bernera encore une fois les algériens, et rajoutera quelques points à son grade de combattant qui handicape sa carrière politique. Il faut préciser que le nom de Abdelaziz Bouteflika, ne figure pas parmi les réunions ou les responsables de la révolution dans l’histoire de l’Algérie, cela dit qu’il était un combattant de grade subalterne durant la guerre de la libération contre la france.
Il interdit à son ministre d’apparaître avec le groupe d’accueil et l’ordonne de se taire. Sarkozy, arrive, fait des discours et ne s’excuse pas devant le peuple algérien. Sarkozy signe des contrats d’hydrocarbures et quitte l’Algérie. Bouteflika est heureux car sa petite figure apparaît durant deux sur les écrans du monde entier et Sarkozy n’a pas était victime d’un attentat kamikaze.
Trois mois après, la France honore l’état d’Israël en invitant la littérature hébraïque au salon de livre à Paris.
L’Algérie décide à l’instar des pays arabes de boycotter ce salon. Et le directeur du centre culturel algérien à paris, notamment l’écrivain Yasmina khadra, annonce, en détenteur d’un passeport d’ambassadeur aux medias français le boycott de l’Algérie pour ce salon. Il est à préciser que le centre culturel algérien de Paris est une infrastructure étatique fondé en 1980 par le président Chadli Bendjedid. Donc Yasmina khadra, d’un homme de lettre qui s’autoproclame libre « je suis libre – pour reprendre ces termes au salon de Cologne (Allemagne) au 07/03/2008- j’ai quatre millions de lecteurs cela me suffit…me répondit-il, quand je l’ai accusé d’avoir rejoint le camp de la mafia politique algérienne avec son acception du poste de directeur du centre culturel algérien à Paris» engonce le costume du pouvoir algérien. En Algérie, et les pays empoisonnés par l’arabo-baasisme, de telles décisions proviennent de la présidence. Et en Algérie, ceux qui ont lus, le livre de Mohammed Benchicou, intitulé « BOUTEFLIKA : UNE IMPOSTURE ALGERIENNE » - livre interdit en Algérie et le président Bouteflika emprisonne son auteur durant deux années, tout en interdisant son journal de parution, et interdisant l’auteur d’écrire dans d’autres journaux – savent que le président Abdelaziz Bouteflika, n’est qu’un inculte, et un ex-diplomate de paille qui était la source de l’arrivée des militaires au pouvoir en Algérie en 1962. Ce passé de Bouteflika le souffre. Dans les années 80 ce même Bouteflika était exclu du parti unique algérien FLN parce qu’il était accusé par la centrale du parti de corruption et de subtilisation de 26 milliards de dollars quand il était ministre des affaires étrangères.
Puis encore la presse israélienne rapporte, que le président Bouteflika avant son emplacement par l’armée algérienne en 1999 à la présidence de l’Algérie, avait rencontré en Italie des juifs israéliens pour lui servir de garde rapprochée une fois devenu président. Suite a la polémique éclatée après cette révélation de la presse israélienne, Bouteflika, se rétracte et nie.
Maintenant, en voyant l’Algérie et son directeur de son centre culturel de Paris boycottant le salon du livre de Paris, je me demande qui a raison, entre Abdelaziz Bouteflika et son ministre des Moudjahiddines Mohamed Chérif Abbés ?
Le monde entier, ignore aussi qu’en Algérie, il y a un peuple. Un peuple qui n’a rien avoir avec ce qui se passe en palestine. Un peuple victime de l’arabisation. Un peuple victime du Wahhabisme saoudien. Il y a aussi des résistants berbères qui demandent la reconnaissance de leur langue, de leur culture et Bouteflika leur répond par les armes et les assassinats – voir printemps noir 18 avril 2001, ou la police de Bouteflika tue 123 jeunes berbères qui ont commis la faute de manifester dans les rues pour demander des mesures démocratiques.
Je suis attristé de toute cette polémique autour d’un tel événement noble qui ne vise aucunement à déshonorer les arabes qui se déshonorent d’eux même. Fallait-il rappeler que les USA ont envahis L’IRAK par l’aide financière des saoudiens, et des autres arabes. Par contre, l’Égypte ce pays sur lequel le premier dictateur algérien Houari Boumediéne avait copié la manière avec laquelle Djamel Abdel Nasser avait arabisé les pharaons, pour arabiser le peuple berbère en Algérie, en 1991 été l’une des bases de frappes et de replis pour l’armée américaines qui pilonnaient l’Irak ? Fallait-il rappeler qu’aux moments où des milliers de palestiniens meurent a Gaza par la famine et l’inexistante des médicaments, l’Égypte ferme les frontières devant les palestiniens.
A quoi rime ce boycott monsieur Bouteflika ? Tu veux impressionner qui ? Les arabes !c’est inutile. Les arabes ne méritent pas cela. Je t’invite Monsieur Bouteflika à lire sur la cause de la chute de l’Andalousie. Tu sauras sûrement que les berbères ont fais plusieurs redressements pour ses arabes qui ne connaissent que les harems et le vin. Moi je ne suis pas surpris de ta décision, car je sais qu’en Algérie, Mohammed Dib, Mouloud Mammeri, Matoub Lounès, Tahar Djaout, Kateb Yacine, et des dizaines d’autres génies du verbe étaient interdits dans leurs pays. Cela ne me surprend pas parce que je sais que toi monsieur Bouteflika, tu es qu’un inculte, décoré à chaque passage par des honoris causa. Et ton passé raconte que 95% de ton temps tu l’as passé avec les femmes. Oui, moi je n’ai pas encore lu un écrit publié portant ta signature. Si tu es vraiment un expert en politique – puisque tu étais ministre des affaires étrangères- ou un combattant pendant la guerre d’Algérie tu écriras tes mémoires. Mais tes mémoires ne sont que mensonges et intrigues.
Quand je t’entends évoquant des concepts politique comme ; la dynamique de paix, revenir a la raison, magna carta, cela me donne a vomir. Dans la république de Platon, la gouvernance est un domaine des magistrat-philosophes, mais pas des incultes qui servent des messagers d’intrigues à des coups d’état militaire.
Une fois encore, c’est très regrettable pour mon peuple berbère, ce peuple ouvert, qui a toujours apprivoisé la Grèce, les pharaons, et les civilisations africaines. C’est très regrettable, parce que mon peuple est prit en otage par des responsables, mafias politiques qui n’ont rien avoir avec la gouvernance. C’est très regrettable, parce qu’un tel rendez-vous autour d’écrivains israéliens et palestiniens aurait permis une belle opportunité d’échanges culturels et humains entres les différentes communautés. Parce que l’écriture monsieur Bouteflika par essence est un dialogue.
Le boycott, monsieur Bouteflika renforce l’idée de vulgaire et de noceur diplomate que les européens ont déjà de toi.
J’espère que les gens qui me liront, ne mettront pas tout les algériens dans le même panier. Car en Algérie il y a les berbères qui sont contre cette décision des arabophones qui colonisent l’Algérie.
Sache monsieur le président de la république algérienne colonisée par les arabes que le jour ou les berbères récupéreront l’Algérie, ils participeront aux événements littéraires organisés même à Jérusalem.
Mon tutoiement pour le président algérien Bouteflika est attentionnel.
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khelifi mohamed
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je suis très content d'avoir passé plus de temps pour vous lire car cela des siècles k je n'ai lu 1 texte d'histoire de la vraie .
de la part d'1 ex enseignant
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ali bouaziz
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Je n’étais pas enseignant, mais journaliste.
Ali bouaziz
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