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Sarl Tufeal/Exploitation du gisement de tuf à M’kira

26/07/2007 à 00:45
Ukerdis
26/07/2007 à 00:45



Sarl Tufeal/Exploitation du gisement de tuf à M’kira

Des perspectives en vue
“Bien que nous rencontrons tant de problèmes avec des gens qui viennent piétiner sur le périmètre de la carrière, nous continuerons à travailler dans les règles de l’art”, nous a répondu notre interlocuteur.

Bien que la commune de M’kira dans la wilaya de Tizi Ouzou soit l’une des plus pauvres, elle possède tout de même un gisement de tuf en mesure de la faire connaître et de l’aider au développement. D’ailleurs, depuis que cette carrière est exploitée par une entreprise dénommée Tufeal, des voix s’élèvent ici et là pour parler de “massacre écologique” ou autre bradage. Pour en savoir plus, nous nous sommes rapprochés de l’un des quatre associés, en l’occurrence M. Belkacem Haddad qui, documents à l’appui, nous a éclairé sur ce problème qui a fait couler tant d’encre et tant de salive. “Bien que nous rencontrons tant de problèmes avec des gens qui viennent piétiner sur le périmètre de la carrière, nous continuons à travailler dans les règles de l’art”, nous a répondu notre interlocuteur. Et de raconter les démarches suivies pour l’exploitation de cette carrière: ”Nous avons aussi commencé d’abord par des travaux d’exploitation que nous avons soumis ensuite que nous avons soumis ensuite aux laboratoires d’analyses. “Après avoir franchi toutes les étapes qui régissent ce genre d’activités, nous avons eu un titre minier signé par le ministre des Mines et de l’Industrie en janvier 2005 qui nous donne le droit d’exploitation . “ pour une durée de dix ans renouvelable sur un périmètre délimité de douze hectares”, enchaîne-t-il, ajoutant : “Nous sommes les seuls à avoire obtenue les signatures et les cachets de tous les directeurs de l’exécutif de la wilaya allant de celui de l’environnement en passant par les forêts jusqu’à celui de l’hydraulique pour qu’enfin le wali puisse proposé la demande au ministre”. Interrogé sur l’utilité de cette matière, le Feldspaths au niveau national, M. Haddad nous a répondu que c’est une matière qui est trop demandée dans la fabrication céramique. “Actuellement, nous approvisionnons vingt et une unités réparties sur tout le territoire national. Alors qu’auparavant, ce produit était importé de l’étranger”, dira-il. Ce gérant contredit ceux qui disent que les ouvriers n’étaient pas recrutés à M’kira. Il exhibe la liste des travailleurs. Chose que nous avons vérifiée : ils sont nés dans la région de Tizi Ghennif. Au total, la Tufeal emploie sept ouvriers, quatre associés et une secrétaire. Notre interlocuteur cite dans le même sillage les emplois alimentés par cette entreprise. “Quand la carrière est à l’arrêt, ce sont les vingt et une entreprises céramiques qui sont au chômage”, rétorque-t-il. Interrogé sur les dividendes tirées par la collectivité, M. Haddad nous cite les frais de location (60 millions de centimes par an) et surtout les 6% versés pour la TAP (taxe d’activité professionnelle). Quant au Trésor public, il bénéficie des autres taxes : intérêts sur les bénéfices miniers à hauteur de 30%, redevance minière calculée sur le volume de tuf sur chaque mètre cube extrait. Pour rassurer ces voix qui s’élèvent, M. Haddad nous confie qu’il y a aussi une somme versée dans le compte séquestre qui ne serait remboursée à leur entreprise qu’après la fin de la durée d’exploitation. “Si les clauses n’étaient pas respectées, tout cet argent sera confisqué”, poursuit-il. Il soutient aussi que des contrôles rigoureux sont effectués sur chantier par deux organismes tous les mois par l’ANGCEM (Agence nationale générale du contrôle minier) et la DMI (la Direction des mines et de l’industrie). “C’est la seule carrière qui fonctionne dans les normes”, nous confirme-t-il. En dépit de tous ces blocages, les ambitions de son groupe en matière d’investissement sont grandes. “Nous avons décroché un deuxième titre à Boghni pour l’exploitation d’un gisement d’argile. Nous l’aurons. Nous allons créer d’autres emplois. L’importation de cette matière sera réduite”, nous confie-t-il. Avant de dire que n’étaient les blocages, l’usine de traitement de tuf serait déjà lancée à M’kira ou aux Issers. “Nous attendons seulement l’accord de la banque pour acheter le matériel déjà prêt. Le Feldspaths sera traité sur place, mis en sac selon une formule chimique conforme aux normes internationales puis exporté. Nous avons déjà reçu des messages de France, d’Italie et de la Lybie”, ce sont les derniers mots du gérant. Alors que le manque du foncier, amputait à la commune de Mkira cette colline, en voie de terrassement, servira dans quelques années à la réalisation de projets.



Amar Ouramdane

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